• Trois francs six sous

     

    Quelle est l’origine de l’expression

    « trois francs six sous » ?

     

    « Trois francs six sous » est une somme d’argent ridicule.

    Pour comprendre cette expression il faut remonter au temps des sous, nom donné à différentes monnaies depuis l’antiquité.

    Rapidement trois francs six sous s’est mis à ne représenter que très peu d’argent.

    A la fin du 19ème siècle, cette somme représentait une journée de travail d’un ouvrier dans une usine de production ou à la mine.

    Douze heures de dur labeur pour gagner une si petite somme permettant certes de d’acheter à manger mais guère plus.

    Malgré les nouveaux francs successifs l’expression est restée.

    Mais de nos jours le passage à l’euro risque bien de mettre un coup fatal à son usage.

    Le mot « sou » à donner lieu à un nombre incalculable d’expressions françaises.

    On peut notamment rapprocher trois francs six sous de la locution voisine « de quatre sous », visant elle aussi les choses sans valeur, et « sou par sou » signifiant petit à petit.

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  • faire-la-cour

     

     

    Pourquoi dit-on «faire la cour» ?

     

    L’expression «faire la cour» a d’abord eu une signification en lien avec la flatterie.

    Aucun rapport avec l’amour, en tous cas à l’origine.

    En effet on en trouve la première trace au 16ème siècle à la cour du roi.

    Elle désigne à cette époque le comportement de ceux qui entourent le monarque. Sa cour.

    Du latin « curia », le terme de « «cour » est au sens premier un groupe d’hommes.

    Autour de la personne du roi, il adoptait des attitudes et précautions pour obtenir faveurs et avantages.

    Il fallait flatter et courtiser. La cour faisait donc la cour.

    Puis dès lors que quelqu’un essayait de s’attirer la sympathie d’une autre personne le peuple s’est mis à utiliser la même expression.

    En dehors même du cadre royal.

    Et enfin un siècle plus tard on a appliqué l’expression «faire la cour» aux rapports de séduction amoureuse.

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  • Prendre son pied

     

     

    Pourquoi dit-on

    « prendre son pied » ?

     

    C’est aux corsaires du 18ème siècle que l’on doit cette expression.

    Rappelons ici que les corsaires sont des marins au service du roi, contrairement aux pirates.

    Quand ces marins attaquaient et pillaient un bateau ils devaient partager le butin de façon équitable entre le roi, l’armateur et l’équipage.

    Pour se faire ils avaient recours à la longueur d’un pied, soit 33 centimètres, comme unité de mesure de l’or ou autres marchandises trouvés à bord.

    Les corsaires prenaient donc au sens propre leur pied pour s’attribuer leur part.

    Quant à la connotation sexuelle de l’expression elle serait liée à l’utilisation faite ensuite par les corsaires d’une partie de leur argent.

    Ils prenaient leur pied en allant passer du bon temps avec les prostituées.

    Selon une autre explication l’expression ferait référence à une position sexuelle datant de l’Antiquité.

    Pendant l’acte, elle consisterait pour la femme à attraper son pied dans le but d’avoir plus de plaisir.

    Et il est vrai que sur de nombreuses représentations la femme est représentée à l’apogée de son plaisir son pied en main.


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    sang-bleu

     

    Pourquoi la noblesse a le « sang bleu » ?

     

    L’expression « sang bleu » ne fait aucunement référence à la qualité du sang.

    Elle est associée à la noblesse sous l’Ancien Régime et a pour origine une pratique au sein des cours des royaumes d’Europe et en particulier en France et en Espagne.

    Au 17ème siècle, les nobles quel que soit leur sexe avaient une obsession : la couleur de leur peau.

    Et contrairement à la mode contemporaine du bronzage, ils faisaient tout ce qu’il était possible de faire pour maintenir une peau la plus blanche et la plus fine possible.

    Ceci dans un seul but : que leurs veines, de couleur bleue donc, soient les plus visibles possibles.

    Pour parvenir à un tel résultat il convenait d’éviter à tout prix le soleil et de se confiner à l’intérieur.

    Des soins du visage et du corps étaient également utilisés pour accentuer la transparence de la peau.

    Avoir les veines bleues apparentes permettaient par ailleurs de se distinguer de plus pauvres comme les paysans dont les travaux manuels dans les champs rendaient impossible une telle pigmentation.

    Cette mode adoptée par la suite par la bourgeoisie perdura jusqu’au milieu du 19ème siècle, date à laquelle l’expression même de « sang bleu » vit le jour pour désigner la noblesse.

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  • negre

     

    Pourquoi dit-on un « nègre » en littérature ?

    Un nègre désigne l’auteur anonyme d’un texte attribué pour le public à un autre individu.

    Un siècle avant son utilisation en littérature ce mot désignait les hommes qui travaillaient énormément, sans reconnaissance, souvent comme domestiques, en référence aux esclaves noirs.

    Par analogie, au 18ème siècle, le terme fut utilisé pour signifier celui qui effectuait le travail d’un commanditaire, souvent célèbre, qui s’en attribuait la réalisation.


    Parmi les innombrables cas, citons celui d’Auguste Maquet, surement le plus célèbre des nègres.

    Il rédigea le premier jet de nombreux romans d’Alexandre Dumas.

    Une fois la base historique posée, ce dernier reprenait le texte pour lui insuffler son style, comme ce fut le cas pour les Trois Mousquetaires, le Comte de Monte-Cristo ou encore Vingt ans après.

    En 1845 Eugène de Mirecourt dénonça le recours à un nègre par Dumas dans le pamphlet Fabrique de romans : Maison Alexandre Dumas & Cie. Dumas porta plainte et Eugène de Mirecourt fut condamné à quinze jours de prison.

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