• apprendre par cœur

    Pourquoi dit-on « apprendre par cœur » ?

    « Apprendre par cœur » consiste à mémoriser scrupuleusement, retenir dans les moindres détails, sans forcément comprendre toutes les subtilités.

    On doit cette formule à une vieille croyance.

    Retenir ce qu’on apprend est une affaire de mémoire.

    Or autrefois on plaçait la mémoire non dans le cerveau comme aujourd’hui mais dans le cœur. Le cerveau était, pensait-on, sans grande importance.

    Dès l’Antiquité l’estomac et le foie étaient censés être le centre des sentiments.

    Quant au cœur il était considéré comme le siège de la vie, comme le prouvaient ses battements. 

    C’est de là que vient cette expression qui signifie apprendre avec son cœur.

    Au XVIe siècle, on trouve « savoir par coeur » chez Rabelais.

    Ce n’est qu’à partir du 19ème siècle que l’homme comprit que le cerveau était le siège de la mémoire et de l’intelligence.

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  • laid comme un pou

     

    Pourquoi dit-on « laid comme un pou » ?

    On peut dire d’une personne très laide qu’elle est laide ou moche « comme un pou ». 

    On pourrait être tenté d’expliquer cette formule par la simple esthétique du pou.

    En effet examiné au microscope le pou n’est pas le plus beau des insectes.

    Si son apparence explique en partie l’apparition de l’expression elle n’est pas seule.

    En effet quand la formule voit le jour, au XVIIIe siècle, il est possible d’observer au microscope bien d’autres insectes tout aussi repoussants.

    Son action explique également que le pou ait été retenu par le langage.

    Le rythme avec lequel il se reproduit, extrêmement rapide, comme les démangeaisons qu’il cause en font un parasite particulièrement redouté par les hommes, qui le lui ont bien rendu en soulignant sa laideur dans leur langue, au moins en France.

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  • l’avocat du diable

     

    Pourquoi dit-on « l’avocat du diable » ?

    Se faire « l’avocat du diable » consiste à défendre une opinion contraire à celle partagée par la majorité.

    Cette attitude revient souvent à défendre l’indéfendable, par goût de la contradiction ou par simple plaisir intellectuel.

    En droit religieux, dans le processus de canonisation d’un saint, l’« advocatus diaboli » était le clerc chargé de l’étude préalable durant laquelle son rôle était d’enquêter pour trouver dans la vie du candidat les faits qui pourraient être attribués à l’œuvre du diable; et qui seraient donc susceptibles de plaider en sa défaveur.

    En effet pour accéder à la sainteté il fallait avoir mené une vie absolument irréprochable.

    Cette personne avait donc bien pour rôle de défendre le diable, jusqu’à ce que son intervention soit supprimée par le pape Jean-Paul II en 1983. 

    Depuis le siècle des Lumières l’expression est sortie du domaine strictement religieux, pour s’appliquer à toute personne qui défend, y compris contre ses propres convictions, une opinion condamnée par l’évidence. 

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  • rire comme une baleine

     

    Pourquoi dit-on « rire comme une baleine » ?

     

    « Rire comme une baleine » signifie depuis le 19ème siècle rire la bouche grande ouverte.

    Il existe deux explications quant à son origine.

    Selon la première hypothèse, cette expression fait référence à la gueule des baleines.

    En effet celui qui rit à pleine dent en ouvrant très grand la bouche, offre un spectacle proche, toutes proportions gardées, de celui du plus grand de nos mammifères quand il donne à voir l’immensité de sa gueule.

    L’autre hypothèse est également en lien avec l’animal marin mais de façon indirecte.

    Les « baleines » sont les fines tiges métalliques permettant de maintenir la toile d’un parapluie.

    Or par le passé elles étaient fabriquées en fanons, ces lames qui correspondent aux dents chez le cétacé.

    Or une fois le parapluie ouvert, les « baleines » se déploient et prennent une courbure qui peut évoquer une bouche en train de rire.

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    Quelle est l’origine de l’expression « septième ciel » ?

     

    « Etre au septième ciel » c’est être très heureux.

    Mais pourquoi parle-t-on de « 7ème ciel » puisqu’on ne connait ni deuxième ni troisième ciel ?

    L’expression vient de l’Antiquité.

    A cette époque on pense que la Terre est au centre de l’univers et que chaque corps céleste, comme les planètes, est enfermé dans une sphère de cristal invisible et indépendante de ses voisines.

    Il y a donc un ciel par sphère, un pour chaque planète, soit sept au total.

    Le ciel de Saturne, le plus éloigné, était considéré comme celui des étoiles. Derrière lui se trouvait les dieux.

    L’atteindre consistait donc à s’en rapprocher, à se trouver au plus près du bonheur total.

    Toutes les grandes religions monothéistes on t fait référence à cette théorie astronomique.

    Et même si Copernic et Galilée montrèrent par la suite qu’elle était fausse, on garda dans le langage courant l’expression « être au septième ciel ».

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