• parler à la cantonade

     

    D’où vient l’expression « parler à la cantonade » ?

     

    « Parler à la cantonade » n’a rien à voir avec le célèbre ancien joueur de football au tempérament sanguin.

    Cette expression signifie parler sans s’adresser à une personne en particulier, sans attendre de réponse en retour.

    Elle remonte au 17ème siècle et trouve son origine dans le monde du théâtre.

    Le mot « cantonade » y désigne alors les côtés de la scène puis les coulisses, c’est-à-dire un endroit où aucun spectateur ne se trouve.

    Dès lors, lorsqu’un personnage, par un jeu scénique, s’adresse à un personnage invisible on dit qu’il s’exprime à la cantonade.

    Le mot « cantonade » lui-même aurait pour origine « cantonada » qui en occitan était utilisé pour parler des angles d’une maison.

    C’est pourquoi on dit que les premiers à utiliser cette expression furent les troupes de cirque qui travaillaient dans le sud du pays.

    Aujourd’hui l’expression n’est plus circonscrite aux représentations artistiques ni à la scène.

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  • faire du gringue

     

     

    Pourquoi dit-on « faire du gringue » ?

     

    « Faire du gringue » consiste à draguer quelqu’un, chercher à le séduire.

    Si la drague était un filet de pêche, le terme « gringue » a lui désigné au 19ème siècle du pain.

    Sa signification liée à la séduction viendrait, bien qu’il s’agisse d’une hypothèse, d’une transposition d’une autre expression, « faire des petits pains » dont le sens est « chercher à séduire », « faire la cour ».

    Le langage français emprunte en effet très souvent au vocabulaire gastronomique pour exprimer l’idée de séduction ou de rapports amoureux, comme dans l’expression « dévorer du regard ».

    Ainsi on trouve « faire du gringue » dès 1905 dans L’argot au XXème siècle: Dictionnaire français-argot d’Artistide Bruant et Léon de Bercy.

    Ne confondons pas celui qui « fait du gringue » de tel autre qui « fait la bringue ». Même s’il faut en convenir, les deux activités sont loin d’être incompatibles !

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  • cordon bleu

     

    Pourquoi dit-on un « cordon bleu » ?

     

    De nos jours être un « cordon bleu » signifie être un bon cuisinier.

    Mais cela n’a pas toujours été le cas.

    Au 16ème siècle, pendant les guerres de religion, Henri III fonda l’ordre du Saint-Esprit.

    Premier ordre de la monarchie française son objectif était la défense de la foi catholique et de la personne royale.

    Or ses membres, les chevaliers, portaient la croix de Malte accrochée à un ruban bleu.

    Abolie par la Révolution française elle fit place à la Légion d’honneur, instaurée en 1802 par Napoléon Bonaparte.

    Mais le symbole du cordon bleu resta.

    Il continua à représenter une distinction suprême et prestigieuse.

    Le qualificatif « cordon bleu » signifie alors « le plus remarquable » sans qu’il ne fasse plus référence à un ordre particulier ou une distinction officielle.

    Dès 1832 il est utilisé pour désigner les cuisiniers de grand talent.

    Venant achever de consacrer l’expression dans le domaine culinaire Marthe Distel publia en 1895 l’ouvrage à succès « La Cuisinière cordon bleu », suivie de l’ouverture d’écoles du même nom.

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  • voir midi à sa porte

     

    D’où vient l’expression

    « voir midi à sa porte » ?

     

    « Voir midi à sa porte » signifie considérer les choses selon ses propres intérêts, évaluer une situation de son seul propre point de vue et d’après des critères personnels.

    Cette expression date de l’époque qui a précédé l’invention des horloges.

    Pour connaitre l’heure, il fallait alors consulter des cadrans solaires.

    Ceux qui habitaient les villages disposaient donc de tels cadrans chez eux, le plus souvent sur le mur au-dessus de la porte d’entrée.

    Cependant toutes les habitations n’étaient pas orientées vers le soleil de façon identique, et les cadrans pouvaient avoir été réalisés avec plus ou moins de soin et de précision.

    Aussi leur consultation pouvait donner lieu à la lecture d’horaires différents d’une maison à l’autre.

    Alors qu’il était midi chez l’un il pouvait être midi et quelques minutes au-dessus d’une autre porte.

    Mais chacun ne faisait bien entendu confiance qu’à son propre cadran, et voyait par conséquent midi à sa porte !

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  • se mettre martel en tête

     

    D’où vient l’expression « se mettre martel en tête » ?

     

    « Se mettre martel en tête » signifie s’inquiéter d’une situation ou au sujet d’une personne.

    A première vue il s’agirait d’une référence directe à Charles Martel, grand père de Charlemagne.

    Mais il n’en est rien. Ce « martel » est un ancien outil, une sorte de marteau.

    A l’origine, c’est à dire au 16ème siècle, « avoir martel » signifiait « être perturbé par un sentiment de jalousie ».

    Mais rapidement l’expression prit le sens de « se faire du souci ».

    La métaphore est claire et très parlante.

    Elle compare les tourments, les interrogations répétées et le questionnement ininterrompu, à des coups de marteaux dans la tête.

    Au 18e siècle le sens de l’expression se fixa et désigna l’obsession de préoccupations diverses.

    Le verbe « marteler » en découle.

    On peut ainsi lire sous la plume de Voltaire : « Je viens pour soulager le mal qui me martèle. »

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