• Aujourd'hui nous fêtons les Paulin et les Pauline

    Paulin et Pauline

    Saint Paulin d'Aquilée

    Patriarche d'Aquilée (✝ 804)

    On ignore s'il était d'origine allemande ou italienne. Il passa pour être l'un des hommes les plus savants de son époque, écrivant aussi bien en prose qu'en vers. Alcuin le considérait comme son maître et l'empereur Charlemagne l'appela à sa cour pour en faire l'un de ses conseillers en matière religieuse. C'est lui qui le fit nommer évêque d'Aquilée, dans le Frioul italien. Selon ses contemporains, il fut "la lumière de la chrétienté" sans pour autant négliger le soin de son propre diocèse. Il fut l'un des grands défenseurs du "Filioque" ajouté dans le texte latin du Concile de Nicée. Il évangélisa les Avars et les Slovènes.

     

     

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  • Bonne fête 

    Guillaume

    GuglielmoGuilhem,

     GuilhemineGuillaumette,

     GuillemetteGuillemine,

     GuillermoGuitouGwilherm,

     LomMinaVilmaWilhelm,

     WilhelmineWillemWilliam

    WillyWilson

    Agathon

    Gonzague

    GonsalveGonzalve

    Léona

    Léonie

    Léonille

    Miltiade

    Melchiade

     

    Saint Guillaume de Bourges

    Guillaume du Donjon, archevêque de Bourges (✝ 1209)

    Le clergé et les fidèles de Bourges cherchaient un saint évêque.

    Ils s'adressèrent à l'évêque de Paris qui leur donna un sien cousin, chanoine de la cathédrale, Guillaume, abbé de Chaalis, abbaye située dans le nord de l'Ile de France. En fait Guillaume était aussi comte de Nevers.

    Il était entré dans la vie religieuse pour y faire une riche et tranquille carrière. Et puis, un jour, marqué par la grâce de Dieu, il se convertit, se fit moine à Grandmont dans la Haute-Vienne. Voulant plus d'austérités, il demanda à être admis chez les cisterciens de Pontigny en Bourgogne et fut nommé abbé de Chaalis, filiale de Pontigny.

    Il fut l'évêque des pauvres, ce qui lui valut l'opposition des chanoines de Bourges qui se sentaient délaissés, et du roi Philippe-Auguste à qui il reprochait son divorce et son re-mariage.

     saint Guillaume de Bourges

     

     

     

     

          

    Guillaume, archevêque de Bourges, appartenait à l'illustre famille des comtes de Nevers. Son instruction et son éducation ayant été confiées à l'un de ses oncles, archidiacre de Soissons, il devint, très jeune, chanoine des églises de Paris et de Soissons. Parvenu à l'âge adulte et désireux de se soustraire aux fardeaux du monde, il se retira dans la solitude de Grandmont; avec quelle pureté de conscience il y vécut, l'attestation en fut faite devant le Pape Innocent III, au quatrième Concile général du Latran. A la suite de divisions survenues dans l'ordre de Grandmont, Guillaume, qui craignait pour la tranquillité de son âme, entra au monastère de Pontigny, de l'Ordre de Cîteaux. Après y avoir séjourné assez longtemps, il en fut nommé prieur; puis il devint abbé de Fontaine-Jean et de Châlis, donnant à ses religieux l'exemple de toutes les vertus, spécialement de l'innocence et de la mortification...
    Sur ces entrefaites, il arriva que l'église de Bourges, veuve de son pasteur, était divisée par le choix qu'il fallait faire d'un archevêque... Investi, bien malgré lui, des insignes épiscopaux, Guillaume se soumit à la charge, non à l'honneur, de la dignité qui lui était conférée, et pratiqua, comme par le passé, l'humilité, la mortification, la piété, le zèle, la miséricorde... Ce saint presque toujours gai et joyeux, ce qui déplaisait à l'austérité de certains, se montrait sociable et aimable... 


    Saint Guillaume mourut le 10 janvier 1209 d’un refroidissement contracté dans la cathédrale au cours d’une prédication.
    À Bourges, en 1209, saint Guillaume, évêque. Brûlant du désir de la solitude et de la méditation, il devint moine cistercien à Pontigny, puis abbé de Châlis, enfin promu à l’évêché de Bourges, il ne relâcha en rien l’austérité de sa vie ni ne changea d’habit et se distingua par sa charité à l’égard du clergé, des captifs et des miséreux.

     

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  • Endives au jambon

     Endive-au-jambon-texte.jpg

     

    Plat 

    Pour 6 personnes

    Préparation : 20 mn   

    Cuisson : 50 mn

     

     

    Ingrédients

    12 endives

    1 cube de bouillon de volaille

    80 g de beurre

    1 cuillerée à soupe de sucre en poudre

    3 cuillerées à soupe de farine

    50 cl de lait

    100 g de comté râpé

    1 pincée de noix de muscade

    12 tranches de jambon blanc

    Moutarde

    Sel, poivre du moulin

     

     

    Préparation

    Lavez les endives. Ôtez le cône amer à la base. Plongez-les 20 minutes dans de l’eau bouillante salée avec le bouillon de volaille, à feu moyen.

    Égouttez-les et placez-les dans une sauteuse avec 30 g de beurre et le sucre. Salez et poivrez. Laissez-les caraméliser en les retournant.

    Préchauffez le four à th. 6-7 (200 °C).

    Réalisez une béchamel : faites fondre le beurre restant dans une casserole. Ajoutez la farine, mélangez, puis versez le lait froid. Laissez épaissir sur feu doux. Salez et poivrez. Ajoutez la muscade et 80 g de comté râpé. 

    Tartinez les tranches de jambon de moutarde (sur un seul côté).

    Égouttez les endives et enveloppez-les dans le jambon (côté moutarde).

    Répartissez la béchamel dans 6 plats individuels. Posez dessus les endives. Poivrez et parsemez de comté râpé.

    Mettez au four 20 minutes et servez.

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  • Bonne fête aux Alice et..

    AëlisAlisAlisonAlisson

    AlizéeAlyseAlyséaAlyson,

     AlyssandreLesiaMalicia

    Alix

    Aelith,

     AlixanAlixane

    Pauline

    Paolina

    Vaneng

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  • Anniversaire de la libération de Mulhausen, 

    On peut m'apercevoir  si on regarde bien toute la vidéo

    Super souvenir, très émouvant!

    15 mars 1945 - la Libération de Mulhausen

    Extrait du livre "Mulhausen, Histoire et mémoire" d'Antoine Wathle

     

     

    Depuis le 6 juin 1944 les Alliés ont débarqué en Normandie et depuis le 15 août en Provence. 

    LibMuhl02.JPGEn quatre mois les occupants sont repoussés vers le Reich dont, selon eux, l'Alsace fait partie intégrante. Le serment de Koufra faisait de la libération de Strasbourg un objectif presque sacré pour les soldats de la France libre, les combats sont donc inévitables en Alsace. Balayant les hésitations américaines qui voulaient plutôt s'engager en Allemagne par la Lorraine et la Sarre, le général Leclerc lance le raid de la 2'"" DB en direction de Strasbourg à partir du 20 novembre. Évitant Phalsbourg et le col de Saverne, les « sous-groupements» de cette division passent plus au nord et plus au sud pour déboucher à l'improviste dans la plaine d'Alsace.

    C'est ainsi que les hommes de Rouvillois atteignent la Petite-Pierre dès le 21 novembre et poussent vers Bouxwiller. Prise à revers, Saverne tombe le 22 novembre et le lendemain, peu après 10h du matin, les premiers éléments de la colonne Rouvillois sont à Strasbourg: « tissu est dans iode ». 

     

    Pour consolider ce fait d'armes prestigieux, les Américains du 6ème  CAUS commencent à libérer les villages des Vosges du Nord. Dès le 26 novembre les troupes de la 45ème  DIUS font des incursions dans le secteur de Rothbach-Pfaffenhoffen. Les Allemands de la 245èmeID ne quittent Mulhausen que le 28 novembre après midi, après avoir fait sauter le pont sur la Rothbach, et se replient sur Offwiller. Le 179ème RIUS qui libère le village aurait, selon certains témoignages, perdu trois hommes ce jour-là. Le lendemain de violentes contre-attaques allemandes se produisent dans tout le secteur Rothbach-Moder, en particulier à Mulhausen, Kindwiller et Uberach. Le 30 novembre, Mulhausen est encore bombardé mais les Américains tiennent bon. Le PC du 157ème  RIUS est même déplacé d'Ingwiller à Mulhausen dans le manoir des de Gail. En ces tous premiers jours de la présence américaine, les rues et les cours du village sont remplis de matériel de guerre: chars de combat, jeeps, haf-tracks, Doodges tractant des canons, camions chargés de munitions et de ravitaillement. Une infirmerie est organisée rue d'Uhrwiller « in's Reysse ». Les combats sont permanents et parfois se produisent de terribles méprises, comme le 2 décembre. Une colonne de soldats américains revenait de mission dans la forêt d'Uhrwiller. Alors qu'ils longeaient le ruisseau de la Steckmatt marchant en file indienne dans un épais brouillard, ils se font mitrailler par le char posté sur la hauteur qui devait les protéger. Bilan : 20 morts. 

     

    Les combats se déroulent sur terre mais aussi dans les airs. Le 3 décembre, deux P 47 portant des marques françaises lâchent quatre bombes à proximité du village. Le 4 ou le 5 décembre, un combat aérien entre deux avions de chasse se déroule dans le ciel de Mulllausen. Dans le feu de l'action le pilote américain, qui poursuivait l'avion allemand, percuta la colline du Daytenholz - Galgenberg. Le moteur de l'avion se planta dans la terre. La carlingue du Mustang fut projetée 200 mètres plus loin à côté de la route qui mène à Uhrwiller. Les Américains, qui avaient installé une antenne d'infirmerie dans le hangar de la maison des « Schlossbecke » , Impasse du Château, récupérèrent rapidement le malheureux pilote: mais celui-ci succombera quelques temps après.

     

    Le 4 décembre le PC du 157ème RIUS est transféré de Mulhausen à Zinswiller car les combats s'éloignent en direction d'Oberbronn, Niederbronn, Mertzwiller. Le château de GAIL accueillera le lendemain le PC de la 45'me DIUS, gardée par la police militaire reconnaissable à ses brassards MP. Il y restera jusqu'au 15 décembre, date à laquelle il est déplacé dans l'Outre-Forêt. 

     

    Pendant cette première libération, marquée par de durs combats, les soldats américains logent chez l'habitant. Selon la fortune des combats ils traitent les habitants du village correctement, distribuant à l'occasion des barrettes de chocolat aux enfants, mais ils pouvaient aussi faire preuve d'agressivité et pointer leurs armes contre les civils. Certains d'entre eux, avant de quitter le village pour d'autres combats, n'ont pas hésité à voler toutes sortes de « souvenirs ».

     

    Leurs camarades qui viendront libérer définitivement le village en février-mars 1945 ne se comporteront pas de façon plus respectueuse. C'est ainsi que le coffre-fort de la Caisse Agricole, situé dans la maison du gérant, sera fracturé et les 9.077 Reichsmark qui s'y touvaient alors ont disparu.

     

    Le 16 décembre le Feldmarschal Von Rundstedt déclenche l'opération «Wacht am Rhein ». L'avance américaine qui avait atteint les premiers villages du Palatinat est stoppée et la conservation de l'Alsace n'est plus une priorité pour l'état-major américain. 

     

    Le 21 décembre les troupes américaines quittent Mulhausen encore à peu près intact et désormais vide de militaires. La situation devient grave avec le déclenchement de la contre-attaque allemande (opération «Nordwind ») le 1er  janvier 1945. Les combats se rapprochent de nouveau du village: le 14 janvier les Allemands reprennent Wingen sur Moder ct du 5 au 20 janvier ils vont livrer des combats meurtriers à Reipertswiller où le 157ème RIUS va subir de lourdes pertes. Le 7 janvier un nouveau régiment, le 276ème RIUS installe son PC à Mulhausen. Le 10 et 11 janvier quelques officiers français sont de passage dans le village. La violence des combats entraîne les Américains à se replier le 20 janvier derrière la Moder. Alors qu'il gèle et que la neige tombe abondamment, une grande partie des habitants de Rothbach et de Bischholz fuient leurs villages. Beaucoup d'entre eux sont bloqués par la neige à Mulhausen. 

     

    LibMuhl05.JPG

    C'est dans ces conditions dramatiques que les Allemands réoccupent le village. Le 24 janvier, dès 6 heures du matin, les obus pleuvent sur les maisons et les bâtiments agricoles. Les SS avaient lancé une attaque sur Bischholz, Mulhausen et Niefern. La population est réfugiée dans les caves.

    À 10 heures du matin le village est réoccupé. L’attaque se poursuit vers Schillersdorf, mais finit par être stoppée. La ligne de front, matérialisée par des tranchées et des cordons de mines posés fin janvier par des prisonniers russes, court à quelques dizaines de mètres des maisons du village. Mulhausen se retrouve sous le feu continuel des Américains. La population vit terrée dans les caves les plus solides. La cave de GAIL, enterrée et solidement voûtée, protégée par une porte blindée, abritera jusqu'à 80 personnes, villageois et réfugiés des villages voisins. La vie est régie par le rythme des combats. Pour se nourrir, on mange souvent la viande provenant du bétail blessé et qu'il faut abattre. Mais parfois cette nourriture est avariée par le phosphore contenu dans les obus incendiaires. Pendant le mois de février 1945 beaucoup de bâtiments sont gravement touchés. Le foin et la paille, entassés dans les granges, nourrissent de gigantesques incendies que la population n'arrive pas toujours à éteindre. Elle ne dispose que de l'eau tirée des puits et les combats rendent la lutte contre le feu dangereuse. Le quartier qui entoure l'église subit les tirs des obus de 210, car les Allemands utilisent le clocher comme poste d'observation. Plus les semaines passent, plus la pression américaine se fait forte et les soldats allemands évitent même de tirer sur l'avion d'observation américain (« fiselerstorch ») qui survolait le village de temps en temps. L’artillerie US pouvait ainsi concentrer les tirs des cibles plus précises comme le char Tigre placé quelque temps devant la maison Dietenhoeffer.

    LibMuhl01.JPGLes soldats allemands de la 4ème Compagnie du 156ème VGR qui tenaient Mulhausen et Offwiller après le départ des SS perdaient beaucoup d'hommes. Les blessés furent soignés avec les faibles moyens encore à leur disposition dans une infirmerie installée dans la cave de Madeleine Stier. Les morts furent enterrés au cimetière, côté rue, de part et d'autre de la porte d'entrée. Au cours de ce mois de février, le sol était tellement gelé, qu'un soldat qui avait succombé à ses blessures ne put pas être enterré. Son corps fut posé à même le sol et simplement couvert de paille.

     

    Les civils n'échappent pas aux blessures et à la mort. C'est ainsi que, le 24 février, Henri Muhr et Catherine Herr née Schauli sont tués par des éclats d'obus. Fin février les combats redoublent d'intensité. Les soldats américains viennent même régulièrement de nuit, occuper la tuilerie Bergantz ainsi que la Radmühle et la Herzmühle. Ils se retiraient à l'aube. Le 1er  mars le commandant de la Wehrmacht vient annoncer au maire Georges Peter, réfugié dans la cave des de Gail qu'il fallait évacuer toute la population civile du village. Le maire refuse. Et les combats sont de plus en plus destructeurs et meurtriers. 

     

    Des tracts américains, envoyés par des obus, préviennent la population d'une offensive imminente. 

    LibMuhl03.JPGEn effet, le 15 mars, la 103ème  US ID (dite « Cactus ») passe à l'attaque. C'est le début de l'opération « Undertone » . Dès 4 heures du matin la population de Mulhausen avait entendu au loin les tirs ininterrompus des chars Shermann. À partir de 7 heures le village est la cible de ce «Trommelfeuer ». Toute la population est dans les caves. Au bout d'une heure de ce cauchemar les tirs au fusil remplacent le sifflement des obus. Dans la confusion provoquée par les destructions et les incendies, certains habitants quittent leurs abris trop tôt. Georges Burckel est mortellement blessé par un soldat du 411ème RIUS.

    L’après-midi de ce 15 mars tous les soldats allemands sont hors de combat, tués ou blessés. Quarante- cinq hommes du 165ème VGR sont capturés. De très nombreux bâtiments privés ou publics brûlent. La petite construction carrée de la Wacht, ombragée par deux grands châtaigniers, est pulvérisée. Ce jour-là disparurent aussi dans les flammes de la maison de Georges Peter les tableaux familiaux représentant les générations successives des de GAIL depuis 1734, que le maire avait mis à l'abri à son domicile en 1941. 

     

    L’opération « Undertone » se poursuit le 16 et 17 mars. Les résistances allemandes s'effondrent et le repli est général. 

     

    Mulhausen enterre ses morts. Après le déminage des routes et du cimetière, un enterrement collectif est organisé pour toutes les personnes décédées ou mortes par les tirs d'armes de guerre entre janvier et mars. 

     

    Tout autour du village, aussi bien en direction de Schillersdorf (Sandgrube) que vers Uhrwiller et Niefern (Rabhiesel et Galgenberg), gisent les corps des soldats allemands et américains. Ces derniers ont été ramassés par leurs camarades. Les prisonniers allemands, chargés du déminage, durent s'occuper des leurs et les enterrer dans des fosses communes en contrebas du cimetière. Plusieurs de ces démineurs laisseront leur vie lors de cette dangereuse corvée. Des accidents, blessant grièvement ou tuant des adultes, mais surtout des enfants, se produisent encore jusqu'en 1948. LibMuhl04.JPG

     

    Les dépouilles des soldats allemands tués lors des combats furent enterrées dans le cimetière du village et Mme Dietenhöfer fut chargée de l'entretien des 16 tombes où reposaient 28 corps, dont 6 non identifiés. (C.M. du 4 février 1948, mais les chiffres varient. Selon d'autres sources, il y aurait eu 11 tombes individuelles et 2 tombes collectives contenant respectivement 7 et 11 corps.). 

    Le 26 octobre 1961, il a été procédé à l'exhumation de 26 corps pour les transférer au cimetière militaire allemand de Niederbronn les Bains, où ils sont inhumés à présent. 

     

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